Les sodas en rando ? Ben non !

Souvent, quand je termine une journée de marche un peu éprouvante, j’ai envie de boire une boisson sucrée et je me rue sur mon soda préféré bien froid. Eh bien !  Les sodas après la rando ! Ben non !

En un coup d’œil

Article connectéBoire avant d’avoir soif ou avoir soif pour boire ?

En règle générale, comme beaucoup de marcheurs route, je me contente de boire de l’eau, du thé ou du café quand je suis en route. Mais si la journée a été chaude, si j’ai un mauvais goût en bouche parce que j’ai un peu forcé dans les côtes ou que j’ai effacé pas mal de kilomètres, je suis tenté par une boisson froide et sucrée. J’ai le sentiment qu’en plus de me désaltérer, ce soda va m’apporter le petit coup de boost qui m’aidera à bien finir la journée.

Eh bien ! J’ai faux sur toute la ligne !

Les sodas après la rando ? Trop sucrés !

LPDA25 - Une boisson sucrée bien fraîche juste après l'effort. Mauvaise idée !. Boire un soda bien glacé pour se réhydrater juste après l’arrivée est une fausse bonne idée. C’est même carrément le contraire de ce qu’il faut faire. D’une part, la boisson glacée peut provoquer une vasoconstriction soudaine au niveau de l’estomac. Ce qui va ralentir la digestion et l’absorption des liquides. D’autre part, La plupart des sodas contiennent souvent bien plus de 30 grammes de sucre par canette de 33 centilitres. Une concentration si dense qu’elle ne peut être absorbée par nos organes en l’état. Pour permettre à notre métabolisme de digérer ces sodas, il faut l’accompagner d’eau afin de dissoudre le sucre dans l’estomac pour atteindre un seuil de digestibilité acceptable. Si on ne boit pas d’eau, l’organisme va puiser dans ses réserves (vessie, sang, organes divers…) pour délayer le sucre et rendre le liquide sucré assimilable. Résultat : la déshydratation s’accentue. C’est d’autant plus grave que le gros intestin ne peut assimiler qu’un maximum de 35 grammes de sucre/h.

Le résultat est donc à l’inverse de celui qui est recherché. Le marcheur qui boit du soda pendant son effort se déshydrate plutôt qu’assouvir sa soif. De plus, un litre de soda contient trop peu de sodium pour compenser la perte de sel due à la transpiration.

Énergétique ou énergisante ?

Le sportif commet parfois l’erreur de croire que les boissons énergisantes (Red Bull, Monster Energy, Burn…) sont des boissons énergétiques (Aquarius, Gatorade, Isostar…). Là aussi, il y a des erreurs à ne pas commettre sous peine de ne pas rencontrer les effets désirés.

Les boissons énergétiques

Destinées aux sportifs, les boissons énergétiques ont pour but de fournir de l’énergie et réhydrater l’organisme. Leur composition peut aussi permettre d’apaiser la fatigue ou de lutter contre la déshydratation. Même si, à mon sens, l’eau est amplement suffisante. Ces boissons contiennent du sucre, pas autant que dans les sodas sucrés, mais il y en a. On trouve aussi des sels minéraux comme le sodium ou le potassium et des vitamines (B et C en général). Dans les boissons d’effort, on trouvera du glucose ou du saccharose, à assimilation rapide. Dans les boissons d’endurance, ce sont le fructose et les maltodextrines qui dominent. Ce sont ces dernières qu’un marcheur devrait privilégier. Il faut bien lire les étiquettes pour savoir quelle boisson choisir. Boire une boisson énergétique bien dosée, ce n’est pas comme un sodas après la rando !

Ces liquides n’ont pas vraiment d’effets indésirables, mais leur apport en calorie n’est pas négligeable. Si vous n’êtes pas un sportif averti ou un marcheur au long court, il vaut mieux boire de l’eau et manger équilibré.

Les soda énergisants

Bpoisson énergisante, trop riches en sucre, mais aussi en taurine et en caféine.Il en va tout autrement des boissons énergisantes. Celles-ci sont fabriquées afin de résister au sommeil ou à la fatigue. Elles contiennent beaucoup de sucre rapide pour un boost en énergie, de la caféine qui permet de stimuler le système nerveux. Souvent, on trouve aussi de la taurine, un acide aminé dont les vertus sont sujettes à la controverse.

Du côté positif, le tonus et la récupération musculaire seraient facilités. La digestion des graisses est plus efficace. Il y aurait aussi des bienfaits sur la mémoire.

D’un autre côté, les pessimistes mettent en avant l’accélération soudaine du rythme cardiaque, l’apparition de vertiges, de tremblements et même de convulsions qui peuvent aller jusqu’à la crise d’épilepsie. Pour information, une canette de 25 cl de la boisson qui donne des ailes contient 80 g de caféine, l’équivalent de deux expressos, et 27 g de sucre soit 108 g de sucre par litre.

La bonne approche

La bonne approche, me dit mon médecin, c’est de se réhydrater au plus près de l’effort, mais pas trop rapidement. Selon l’intensité de l’activité, il faut boire de l’eau, afin de compenser les pertes hydriques, légèrement salée, pour prévenir la dégradation du taux d’électrolytes (sodium). Le processus de déshydratation est très rapide. Pour éviter tout inconvénient, il est important de boire régulièrement. Quelques gorgées tous les quarts d’heure pendant l’effort ou lorsque la soif se fait sentir, par exemple.

L'eau est la boisson la plus réhydrartante qui soit. Selon mon expérience de marcheur, la solution idéale est de boire de l’eau, du café ou du thé, surtout s’il fait chaud. Si vous en éprouvez le besoin, il est possible de choisir une boisson isotonique ou un mélange pour sportif. Mais avec une alimentation saine et un bon repos, l’eau reste amplement suffisante.

Voilà, ce sont quelques informations que j’avais envie de partager afin de faire taire certaines « vérités » qui sont venues à mes oreilles lors de conversations avec d’autres marcheurs ou entendues ici et là. Alors les sodas ? Oui, c’est bon, mais ce n’est pas utile et c’est comme l’alcool, il faut les boire après l’effort !

Alain
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