Marcheuse portant un panier de fruits rouges sur un sentier en forêt

Les fruits rouges, amis des marcheurs


Pendant les beaux jours, j’aime grappiller quelques fruits rouges au bord des chemins ou en faire provision au marché. J’emporte cerises et groseilles, mais fraises, mûres et myrtilles voyagent mal. Mais je ne veux pas me priver de ces petits plaisirs de marcheur.

La plupart des gens considèrent les fruits rouges comme de simples desserts ou de petites friandises qui ne nourrissent pas vraiment. Pourtant, ils ont toute leur place dans l’alimentation du marcheur. Les fruits rouges apportent de l’eau, des glucides, des fibres, de la vitamine C, du potassium et de nombreux polyphénols. Ce sont ces derniers qui leur donnent ce joli teint rouge ou violacé.

Leur principal défaut en randonnée est ailleurs : fraises, framboises ou mûres supportent très mal leur séjour au fond d’un sac à dos.

Qu’entend-on par fruits rouges ?

Même si leur couleur tire parfois vers le violet ou le noir, les myrtilles, cassis et mûres rejoignent généralement la grande famille des fruits rouges aux côtés des fraises, cerises, groseilles et framboises.

Étal de fruits et légumes au marché municipal d’Aljezur au Portugal
Le marché municipal d’Aljezur, une halte gourmande sur la Rota Vicentina.

Tous ces fruits ont leur propre composition, mais beaucoup sont riches en polyphénols, ces antioxydants naturels. Inutile cependant d’en faire des médicaments : ce sont surtout d’excellents aliments à intégrer dans une alimentation variée et à consommer sur place, quand le glanage le permet.

Des partenaires santé à bon prix

Au printemps et en été, je profite des fruits de saison. Sur les marchés ou directement chez les producteurs, ils sont généralement meilleurs et moins chers. Ils participent à une alimentation équilibrée. L’Organisation mondiale de la Santé recommande d’ailleurs de consommer au moins 400 grammes de fruits et légumes par jour. Une bonne raison de profiter des fruits et légumes de saison. Surtout lorsqu’un marché, un producteur ou quelques buissons généreux croisent mon chemin.

La cerise, à garder en haut du sac

Cerises rouges mûres sur les branches d'un cerisier

La cerise apporte notamment des glucides, des fibres et du potassium. Elle se conserve assez bien dans un contenant rigide placé en haut du sac à dos. On en trouve assez souvent dans les corbeilles de fruits des Backpackers hotels quand c’est la saison et qu’on se lève tôt.

Avec un goût que je trouve exquis, c’est un de mes péchés mignons. Dommage qu’elle soit parfois très chère en Belgique.

La fraise, fragile mais délicieuse

Fraises rouges mûres poussant sur un fraisier
Des fraises à consommer fraîches plutôt qu’au fond du sac à dos.

Riche en eau et en vitamine C, la fraise est agréable quand il fait chaud. Mais il s’agit d’un fruit très fragile qui voyage mal. Je consomme des fraises quand mes pas me conduisent à un marché ou une halle aux fruits comme il en existe au Portugal et en Espagne.

Je les mange sur place car il est impossible de les transporter dans mon sac à dos. Et méfie-toi du glanage. Même si c’est tentant, les producteurs sont très attentifs aux maraudeurs.

La framboise, à cueillir en forêt

Framboises rouges et fruits encore verts sur un framboisier
Des framboises à cueillir et déguster directement en chemin.

Le framboisier offre un fruit d’une rare délicatesse de juin à septembre. L’avantage, c’est qu’on la trouve très facilement à l’état sauvage le long des chemins forestiers ou en moyenne montagne. La framboise apporte des fibres et de la vitamine C.

J’en achète parfois en fin de journée si je dors en ville. Je les mange au petit déjeuner. Dans la nature, c’est consommation directe ; hop dans ma bouche !

Les groseilles pour les fibres

Grappes de groseilles rouges mûres sur un groseillier

On récolte les groseilles de fin juin jusqu’au mois d’août pour les variétés les plus tardives. Leur teneur en fibres contribue au bon fonctionnement du transit.

Comme tous les fruits riches en fibres, mieux vaut toutefois connaître sa propre tolérance avant d’en engloutir une barquette entière au milieu de ta journée de marche.

Les mûres, au bord du chemin

Mûres sauvages noires et rouges poussant dans une haie
Les mûres sauvages font partie des petits plaisirs rencontrés en chemin.

Les mûres apportent fibres, vitamine C et polyphénols.

Mais leur grand avantage pour le marcheur, c’est que comme les framboises,  elle poussent directement au bord du sentier. Dans de nombreuses régions, on les utilise aussi dans les haies. Leurs épines dissuadent les rôdeurs. Pense aux autre et le ne préleve que ce que tu penses consommer. Dans les haies, le long des maisons, respecte la propriété d’autrui.

Les myrtilles en forêt

Myrtilles sauvages mûres sur un myrtillier en sous-bois

De juillet à septembre, on rencontre des myrtilles sauvages dans certaines zones de montagne et de sous-bois. Elles sont particulièrement riches en polyphénols. D’où leur réputation d’antioxydant. Mais ne t’y fies pas, ce n’est en aucun cas un médicament.

Et lorsqu’on a la chance d’en trouver dans les sous-bois, quelques myrtilles sauvages présentent surtout un avantage que les tableaux nutritionnels ont tendance à oublier : elles sont délicieuses.

Bonne surprise pour l’hiver

Les fruits rouges surgelés restent intéressants sur le plan nutritionnel. Ils ne voyageront évidemment pas dans le sac à dos, mais permettront d’en profiter à la maison hors saison, dans un smoothie, avec un yaourt ou au petit déjeuner.

Un milk shake à la fraise avec des fruits congelés, ça passe crème.

Et le potassium alors ?

Les fruits rouges participent à l’apport quotidien en potassium, un minéral nécessaire notamment au fonctionnement normal des muscles et du système nerveux. Mais inutile de leur attribuer un pouvoir magique contre les crampes : pour le marcheur, une alimentation équilibrée et une hydratation adaptée restent bien plus importantes.

Alors pourquoi se priver ? Une petite pause chez un marchand de fruits, dans une ferme ou devant un étal croisé sur un marché, et hop, quelques fruits rouges rejoignent le sac. À condition de ne pas mettre les framboises sous les chaussures de randonnée…

Alain Demaret
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