J’aime me balader sous la pluie, mais pas n’importe comment. Je m’équipe et je prépare ma sortie pour garder un moral d’acier, même sous une pluie battante. Quelques précautions suffisent pour profiter de la balade. Allez, on va marcher sous la pluie, avec le sourire.
J’aime marcher sous la pluie, et je garde le sourire. Se balader sous la pluie permet de se laver l’esprit et de se réconcilier avec les éléments. Avec un peu d’expérience, ça fait aussi de jolies photos.
Encore faut-il éviter d’être trempé et de se refroidir. J’ai appris quelques trucs auprès de randonneurs qui ont accumulé des centaines de kilomètres en n’esquivant pas les gouttes tombées du ciel.

Anticiper avec une appli ou le bulletin météo local
Avant de partir, je consulte toujours l’application AccuWeather, mais il y en a d’autres tout aussi précises. Si j’y ai accès, je consulte le dernier bulletin météo local. Les prévisions de la télé ou de la radio sont trop générales : tu marches vingt ou trente kilomètres par jour ; tu ne traverses pas toute une province ou un département. Et la règle essentielle : si le temps est à l’orage, j’ai appris à renoncer ou à différer mon départ.

Comme tous les marcheurs, il m’arrive d’être surpris par une averse ou un orage, et même, en Espagne, par de la grêle. Dans ce cas, j’essaie de me faire tout petit. Je n’ai jamais connu de marcheur foudroyé. Mais ça arrive. Alors, je joue la précaution.
Le coup de l’oignon
Si, comme moi, tu décides de partir en pleine drache ou sous un léger crachin, adopte la technique des trois couches, aussi appelée « recette de l’oignon ».
La première couche, proche du corps, permet de rester au chaud. Je privilégie un t-shirt en laine de mérinos. La couche intermédiaire, une chemise ou un pull, conserve la chaleur quand la température baisse. Enfin, une couche imperméable protège de la pluie, mais aussi du vent.
Pourquoi l’oignon ? Parce qu’on enlève ou enfile les couches en fonction des circonstances et de son ressenti. Je m’arrête dès que j’ai trop chaud ou que le temps fraîchit et j’adapte ma tenue.
Ah, une astuce personnelle : je bannis les sous-vêtements en coton pour une longue sortie ou une randonnée itinérante. Une fois humides, ils mettent beaucoup trop de temps à sécher.
Teste ta tenue contre la pluie
Je conseille une veste réservée aux balades sous la pluie. Un beau ciré jaune, comme les marins. Ça se voit bien au bord de la route et puis c’est un classique qui a fait ses preuves. Il prend peu de place, s’enfile facilement et sèche très vite.

Pour le bas, je préfère un pantalon Fjällräven que je peux préparer à la cire en fonction de la météo.
Je porte aussi un chapeau quand il pleut. Le mien est un Tilley à larges bords. Il protège la tête, un peu les épaules et puis ça garde le cerveau et les cheveux au sec et au chaud.
Avant une longue randonnée, profite d’une sortie bien arrosée près de chez toi pour tester ta tenue. Plus radical : prends une douche avec tout ton barda. Là, pas de surprise possible : ça passe ou ça mouille. Dans le second cas, tu peux encore revoir ta copie.
Garde ton sac à dos au sec
Tu connais le sac poubelle comme doublure interne ? Eh bien, j’ai mieux. Procure-toi un sac de nourriture pour chien de 25 ou 30 kg. Vide, bien entendu ! Tu as une protection étanche dans laquelle ranger tout ce qui craint l’eau. Pense simplement à le laver et à l’aérer pour ôter l’odeur des croquettes pour chien.

Si tu es parano, comme moi, sépare tes effets personnels dans des sacs de congélation Ziploc étanches.
Et enfin, veille à bien positionner la housse extérieure. J’utilise une paire de bretelles de bébé pour la tendre. Les pinces de devant à gauche, les pinces de derrière à droite et l’élastique entre mon dos et le sac. Ça ne glisse plus quand tu bouges.
Guêtre ou ne pas guêtre…
Les guêtres, ce n’est pas toujours joli, mais c’est efficace. Elles protègent les chaussures et le bas du pantalon, surtout quand tu traverses des herbes hautes et détrempées. Et sous la pluie, c’est bien ce qu’on leur demande.
Mes guêtres ne quittent jamais mon sac à dos, car si je marche dans un endroit où je peux rencontrer des serpents ou des scorpions, c’est une protection supplémentaire. Pas une garantie, mais une couche en plus entre ma cheville et les bestioles à venin.
Un peu de réconfort
Si une averse s’annonce et que tu es dans un endroit civilisé, il peut être malin de t’arrêter avant d’être mouillé. Un thé ou un café dans un bistrot, par exemple. C’est toujours plus agréable que d’attendre sous un arbre.

Si l’averse t’a surpris en pleine nature, autorise-toi une pause une fois qu’elle est passée. Perso, je me fais chauffer un peu d’eau et je me prépare une boisson chaude. Je change aussi de T-shirt si c’est vraiment nécessaire. Le café et les vêtements secs, ça réchauffe et ça remonte le moral.
Enfin, si tu as été mouillé mais que tu arrives dans un lieu où il y a un peu de civilisation, entre dans un café. Profite de la pause pour boire quelque chose de chaud et te changer, surtout s’il fait froid. Les toilettes du bistrot feront très bien l’affaire comme cabine d’intimité. En Irlande, j’ai même frappé à la porte d’un cottage… et j’ai été bien reçu : thé, scones et douche bien chaude. Mais là, ils ont l’habitude de la pluie, hein !
Fais sécher dès que possible
Profite de chaque occasion pour faire sécher ce qui a été mouillé. Dans un bistrot, un radiateur peut faire l’affaire. Demande la permission, c’est mieux. Des patrons sympas m’ont même proposé leur séchoir perso. Du coup, j’ai repris un café !

Dès que le soleil revient, tends ton linge ou pose-le sur des pierres réchauffées par le soleil. Évite l’herbe : le sol reste humide. Et si ton hébergement dispose d’un séchoir, ne le boude pas.
Et le parapluie ?
Non, ce n’est pas un huitième conseil, c’est un constat. J’avoue ! Je n’emporte pas de parapluie dans mon sac à dos. C’est encombrant et lourd. Ça s’envole, ces petites choses-là !

En plus, tu mobilises une main rien que pour le tenir, alors qu’elle pourrait être bien plus utile pour garder ton équilibre sur un sentier boueux ou faire du stop au bord d’une route. Et il faut reconnaître qu’une fois mouillé, ce truc-là n’est pas pratique à ranger.
Marcher sous la pluie, finalement, c’est surtout une question d’équipement, de préparation et de bon sens. Avec quelques bonnes habitudes, même une bonne drache ne suffit pas à gâcher la balade. Et puis, après la pluie…
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