J’emporte toujours mon réchaud en balade. Bien plus qu’un garant d’autonomie, il me permet d’entretenir le lien social et de provoquer les rencontres en offrant thé ou café aux autres marcheurs.
En balade comme en randonnée, j’emporte toujours mon petit réchaud et une cartouche de gaz. C’est un peu comme un toc.
Pourquoi m’encombrer d’un réchaud ?
Si je traîne mon réchaud, c’est parce que ce petit objet me permet de régler le tempo de ma journée. Sur une marche de plusieurs jours ou semaines, j’aime m’octroyer de petites pauses de temps à autre. En général, 15 à 20 minutes après 70 à 75 minutes de marche. Ça me permet de découper ma journée en quatre ou cinq périodes de 1 h 30 chacune. Avec 30 minutes pour le repas de midi, ça fait huit heures de marche par jour. C’est pas mal, cette durée de marche me permet d’avancer au quotidien tout en me préservant.
Grâce à mon réchaud, je peux m’autoriser un café ou un thé, mais aussi un chocolat chaud ou un porridge ou un si j’ai un peu faim. Mon ustensile préféré est le MSR Pocket Rocket 2. Un réchaud minuscule qui ne pèse rien et qui se loge dans ma tasse de randonnée.
Dans l’absolu, entre l’assemblage du réchaud et la dégustation de la boisson chaude, il se passe environ une dizaine de minutes. Le temps pour les parties chaudes de refroidir avant de ranger la « popote ».
Un arrêt d’un quart d’heure, c’est la durée idéale pour ne pas me refroidir tout en laissant les muscles se détendre. Un petit détail important, j’en profite souvent pour délacer mes chaussures et me mettre pieds nus. Une habitude qui m’empêche de cultiver l’ampoule.
Un peu de convivialité
La plupart du temps, en plus de me procurer un moment de détente, la pause-café devient un « moment » de rencontre. Il n’est pas rare, lorsque je me repose, d’être rejoint par d’autres marcheurs. Je leur propose toujours de partager ma petite parenthèse de réconfort.

C’est en partageant un thé avec deux Allemandes et deux Australiennes que j’ai fait un de mes plus belles rencontres en randonnée. C’était sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, un peu avant la célèbre ville de Guernica. Les quatre femmes circulaient ensemble depuis deux jours déjà. J’étais assis sur une souche dans un sous-bois et j’ai proposé la tasse de thé traditionnelle. Elles ont accepté. Encore aujourd’hui, j’ai des contacts avec Maria et Bille, mes deux amies allemandes de Munchen et je parle régulièrement avec Doreen et Luella. C’est avec cette dernière que nous avons terminé le pèlerinage à Fistera.
Une règle vitale
La seule règle que j’impose, c’est que j’offre le café ou le thé, mais je ne partage pas mon eau. Chacun me donne un peu de liquide à chauffer. En randonnée, la réserve d’eau est précieuse pour chacun. C’est aussi ce qu’il y a de plus lourd à porter. Je pars du principe que chacun peut contribuer à hauteur de la quantité qu’il va boire. J’accepte d’offrir quelques grammes de café soluble ou de thé, de partager ma réserve de combustible, mais chacun son « Château Lapompe ».
Près d’une source ou d’une rivière, je peux utiliser ma pompe filtrante pour rééquilibrer mes réserves, cela n’entraîne aucune conséquence, mais lorsque l’on randonne en autonomie, il en va tout autrement.
Et vous, comment faites vous pour
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