Entrée de l'Hostel 45, une auberge de jeunesse à Bonn, en Allemagne.

À Bonn, je dors à l’Hostel 45, Kölnstraße


Au 45 de la Kölnstraße, à Bonn, j’ai dormi sur les vestiges d’une autre ville. Le bâtiment a été reconstruit en 1949, là où se tenait son prédécesseur, détruit par les bombes. L’établissement a pris le nom d’Hostel 45 en 2017, lorsque quatre amis ont décidé de lui redonner vie.

Avant la guerre, ici, c’était De Kuhl, un quartier d’ouvriers serré entre le marché et le Rhin. Après la Seconde Guerre mondiale, les bombes n’avaient laissé de l’immeuble que des fondations et beaucoup d’espoir. Reconstruit en 1949, il a longtemps accueilli des voyageurs.

C’est en 2017 que quatre amis, Alexandra Bongard, Christine Dold, Michael Linberg et Martin Marzoll, lui offrent une nouvelle vie sous le nom d’Hostel 45.

Une auberge à taille humaine

Neuf chambres, vingt-cinq lits, quatre étages et pas d’ascenseur. On y partage un dortoir ou l’on s’isole dans une chambre individuelle, selon ses moyens et son humeur. Comptez dès 33 euros pour un lit, 54 pour une chambre individuelle, hors taxe de séjour.

Dortoir de l'Hostel 45 à Bonn, avec lits superposés en bois et casiers métalliques individuels.
Lits superposés et casiers métalliques du dortoir de l’Hostel 45, à Bonn. © AlD – LPDA

Le matin, un petit déjeuner est proposé en supplément du prix de la nuitée. De quoi reprendre quelques forces avant de partir arpenter les rues de Bonn, sur les traces de Beethoven ou au hasard des rencontres.

À quelques pas, la Stiftskirche égrène les heures. Le Rhin n’est pas loin. Rien de luxueux ici, et c’est peut-être ce qui convient le mieux à cette adresse : un toit sans cérémonie, dans une ville qui a dû apprendre à se reconstruire.

Le petit plus, l’Hostel 45 est à moins de 5 minutes de la Beethoven-Haus, à 10 minutes du centre historique de la ville et à 3 minutes des principaux arrêts de bus et de tram de la Bertha-von-Suttner-Platz.

Une seule rue pour découvrir la cuisine de trois continents

Mais la Kölnstraße réserve bien d’autres surprises. À Bonn, il suffit parfois de traverser la rue pour changer trois fois de continent.

Et pour qui préfère prendre ses repas ailleurs, je te confie quelques bonnes adresses. À deux pas de l’Hostel, « Le Petit Marrakech » sert harira et msemen dès la matinée. Plus tard, la cuisine du terroir marocain s’invite à table pour un budget tout serré. Le goût, l’amabilité, la chaleur et l’accueil de Marrakech !

Comptoir du Petit Marrakech à Bonn, avec ses pâtisseries, ses machines à café et son mur de carreaux décoratifs marocains.
Le Petit Marrakech, une petite adresse marocaine de la Kölnstraße à Bonn.

Plus loin, les parfums de l’Inde s’échappent du Taj India. De quoi voyager sans même quitter la rue. Presque en face de l’auberge, ouvert tard le soir, au numéro 22, le « Veganland Çiğköfte falafel » propose des döner kebabs végétariens qui ont vraiment le goût de la Turquie.

Façade du restaurant végétarien VeganLand Çiğköfte falafel, presqu'en face de l'Hostel 45 dans la Kölnstraße à Bonn.
VeganLand Çiğköfte falafel. On traverse la rue pour changer de continent.

Je ne vois pas de plus belle manière de confirmer que l’Hostel 45 est vraiment une adresse de voyageur, entourée de petits établissements où l’on peut goûter aux cuisines du monde sans se ruiner.

Alain Demaret
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