À l’entrée de la rue Roture, côté Puits-en-Sock, deux grilles métalliques forment une chicane que les Liégeois ont baptisée la Cage aux Lions.
Leur présence s’explique par un drame. En 1909, un enfant débouchant de Roture aurait été tué par un tram circulant rue Puits-en-Sock. Les barrières furent alors installées pour ralentir les piétons, et surtout les enfants, avant qu’ils ne rejoignent cette rue très fréquentée.

Mais pourquoi aux lions ?
Ces grilles isolaient symboliquement Roture du reste d’Outremeuse. Derrière la cage vivait une population ouvrière et populaire, volontiers décrite comme frondeuse et indomptable. L’image était toute trouvée : les grilles formaient la cage et ceux de la rue Roture en devenaient les lions.
Le folklore liégeois s’est chargé du reste. Une légende raconte qu’un ancien dompteur aurait habité Roture avec deux véritables lions, dont les rugissements résonnaient entre les maisons. Une histoire autrement plus savoureuse que celle de simples barrières de sécurité. Le nom de Cage aux Lions est resté, au point de désigner aujourd’hui encore ce petit bout de Roture.
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