À la fin des années 1980, Paula Abdul était partout. Danseuse et chorégraphe avant de devenir chanteuse, elle explose avec Forever Your Girl, son premier album. Straight Up, Opposites Attract… De la pop sans prétention métaphysique, mais avec un rythme redoutable. Straight Up lui vaut une nomination aux Grammy Awards et Opposites Attract, avec son fameux chat animé, lui rapporte celui du meilleur clip.

Ce n’est peut-être pas la chanteuse dont on dissèque les textes trente-cinq ans plus tard. Mais moi, Paula Abdul m’a fait marcher.
Mon souvenir
Je faisais alors en stop ce fameux Paris-Istanbul dont parlait le Manuel du Routard. Sur la route, un chauffeur routier prénommé Max m’avait pris avec lui quelque temps. En me déposant, il m’avait offert deux choses assez improbables : une paire de savates et une cassette de Paula Abdul qui tournait dans son camion.
La cassette est restée un moment dans mon sac. Puis, en Grèce, il a fallu marcher. J’ai sorti le Walkman, glissé la cassette dedans et appuyé sur Play. Straight Up. Le pas s’est naturellement calé sur le tempo. Avec Opposites Attract, même chose. Et quand le morceau se terminait alors que la route, elle, continuait ? Rewind. Play. Et c’était reparti.
Paula Abdul n’est donc pas pour moi un souvenir de boîte de nuit ou de Top 50. C’est quelques kilomètres de Grèce, un Walkman, une paire de savates offerte par un routier et ce drôle de pouvoir qu’a parfois une chanson : faire avancer.
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