Beethoven l’écrira lui-même : sa mère était sa « meilleure amie ». On ne connaît pas son visage. Aucun portrait authentifié de Maria Magdalena Keverich n’est parvenu jusqu’à nous. Pourtant, on connaît assez bien le cours de sa vie.
Née en 1746 à Ehrenbreitstein, aujourd’hui un quartier de Coblence, elle est la fille du chef cuisinier de la cour de l’Électeur de Trèves. À 16 ans, elle épouse Johann Georg Leym. Leur fils meurt en bas âge. Son mari aussi. À moins de vingt ans, Maria Magdalena est déjà veuve et a perdu un enfant.
Elle se remarie en 1767 avec Johann van Beethoven, musicien à la cour de Bonn. Sept enfants naîtront de cette union. Quatre mourront avant d’atteindre l’âge adulte. Ludwig sera l’un des trois survivants.

Maria Magdalena meurt à son tour en juillet 1787. Elle n’a que quarante ans. Beethoven, seize. Quelques mois plus tard, le jeune homme écrit à propos de sa mère : « Elle était pour moi une si bonne et aimable mère, ma meilleure amie. »
Maria Magdalena est enterrée à l’Alter Friedhof, le Vieux Cimetière de Bonn. Sa tombe est facile à trouver : elle se trouve dans la première allée, directement à droite lorsqu’on y entre, contre le mur d’enceinte. Il faut avancer d’une centaine de pas sur ce chemin pour découvrir l’endroit où repose la meilleure amie de Beethoven.
De Maria Magdalena, il ne reste aucun visage. Mais une tombe à Bonn et quelques mots de son fils qui suffisent peut-être à dire l’essentiel.
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