Je déteste revenir sur un lieu magnifique et y découvrir les traces du passage d’autres voyageurs. Lorsque je reprends mon sac, j’essaie de laisser le lieu comme si je n’étais jamais venu là.
Réduire ses déchets en route n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Lorsque je m’arrête quelque part, je mets un point d’honneur à quitter l’endroit sans y laisser aucune trace visible de mon passage. Pour y parvenir, j’ai dû prendre de nouvelles habitudes, comme d’emporter avec moi un récipient pour boire et des couverts de voyage pour éviter les gobelets en plastique et les ustensiles jetables. Elles me suivent même dans mon quotidien.
Ensuite, il faut repenser les méthodes d’emballage et de protection du matériel et des vivres. J’ai découvert que je pouvais limiter mon empreinte écologique sans trop me prendre la tête. Pourtant, malgré quelques bons réflexes, il m’arrive de succomber à la facilité. Mais bon ! Rome ne s’est pas construite en un jour…
Refuser, réduire, réutiliser et recycler les 5Rs
Le mieux, c’est d’adopter la philosophie des 5Rs. Une cascade de consonnes qui préconise le refus des emballages superflus et ainsi la réduction du volume de déchets. On peut aussi Réutiliser les contenants et le matériel sans oublier de Recycler et de Rendre à la terre ce qui peut l’être.
Le premier R est celui du « Refus« . Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Je dis non au suremballage.
Dès l’achat au marché, au supermarché ou dans les commerces de proximité, je sensibilise le vendeur en proposant des alternatives « Réutilisables« . J‘ai toujours un ou deux petites poches en toile, comme les « bee wrap » dans le sac à dos, pratique pour les fruits, les légumes ou le pain.
Refuser : Pour la Streetfood, comme j’emporte mon propre matériel, je peux refuser tout ce qui est jetable.
Réduire ses achats et ses déchets
Au marché ou en grande surface, j’achète avec d’autres marcheurs ou d’autres clients. Ce qui a pour effet de réduire à la fois le coût d’achat et le poids des déchets.
En préparant ma randonnée, je pense à emporter des sacs réutilisables. Réduire les déchets, c’est aussi réduire le poids du sac.
Réduire : Parfois, je n’ai pas d’autre solution que d’acheter un produit emballé dans un carton, lui-même protégé par un film plastique. Dans ce cas, j’ouvre le paquet et je jette plastique et carton directement à la caisse.
Recycler tout ce qui peut l’être
Quand y’a pas le choix, autant recycler. J’utilise les sachets de compote à boire qu’on donne aux enfants à l’école comme blocs réfrigérants. Je transforme mon vieux bocal d’oignons blancs en une tasse à café pratique. Avec le couvercle bien vissé, je ne risque pas de renverser le breuvage.
Recycler : Je transporte mon café dans un petit pot en verre glané dans café à Niewpoort. Le plastique peut donner un mauvais goût.
Rendre à la terre quand c’est approprié
EN route, j’enterre la plupart de mes déchets biodégradables : fanes de légumes, épluchures de pommes de terre, fonds de thé et de café… Il suffit de faire un trou de quinze ou vingt centimètres de profondeur, d’y placer les déchets et de reboucher en tassant bien. Mais dans les espaces protégés ou très fréquentés, je préfère désormais emporter mes déchets biodégradables jusqu’à la prochaine poubelle ou au compost.
Le sac à dos « antigaspi »
Je l’ai déjà évoqué ci-dessus, le sac à dos et son remplissage doivent être réfléchis en fonction de ses ambitions pour réduire les déchets en randonnée.
Ainsi, pour les produits frais, je dispose d’un sac de toile et de petites poches en mailles très fines (Lidl ou Colruyt) pour le pain, les fruits et légumes…
Pour la viande et le poisson, je cherche encore une astuce miracle. Si je suis sur le marché, je commence par les crudités. Pour emballer la viande ou le poulet, j’utilise des feuilles de salade défraîchies serrées dans un linge léger. Je les demande (gratuitement) au maraîcher. Au début, ça étonne le commerçant, mais il s’y fait. Et puis c’est beaucoup plus résistant qu’on ne le croit.
On trouve aussi pas mal de sachets en plastique Ziploc réutilisables. Après tout, il ne finira pas dans la nature. Au pire, je l’emporte jusqu’à la prochaine poubelle publique…
Et vous, comment limitez-vous vos déchets ? J’attends vos astuces en commentaire.
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